Comment consommer du reishi?

El reishi pur en poudre peut être consommé en le mélangeant à des jus de fruits, eau minérale, thé ou café. Nous vous conseillons de le consommer accompagné de jus d’orange afin d’atténuer son goût amer.

Si vous souhaitez l’intégrer à vos menus il existe des recettes, de desserts principalement. Néanmoins, il faut prendre en compte que les recettes qui impliquent une cuisson à haute température ne sont pas conseillées. En effet, elles peuvent altérer les propriétés du champignon.

La meilleure forme de consommer du reishi est en ayant l’estomac rempli. Consommer du reishi à jeun implique une charge importante de fibre/bétaglucanes. Ces derniers ne peuvent pas être digérés directement. Ils peuvent causer ainsi des désagréments aux personnes ayant l’estomac sensible. En le mélangeant à de la nourriture nous améliorons fortement l’absorption des molécules actives qui sont dissoutes dans les huiles et graisses. D’autre part, si vous le mélangez à un composé acide (un jus d’orange ou de citron par exemple), vous faciliterez l’absorption des autres nutriments du champignon.

Le reishi peut être combiné avec de nombreux « super aliments ». Vous trouverez sur notre forum de nombreuses questions qui nous ont été posées sur la combinaison avec curcuma, spiruline, astaxanthine…. Vous y trouverez sûrement votre bonheur!

Quelle quantité dois-je prendre?

Lorsque vous vous rendez à votre boutique vous verrez qu’il existe de nombreux produits étiquetés comme étant du « reishi » et à des prix très différents. En regardant de plus prêt l’étiquette vous pourrez observer les termes spores de reishi, extraits de reishi, champignon reishi, mycélium de reishi…

La quantité de reishi que nous devons consommer sera différentes en fonction de la partie du reishi que nous allons prendre: reishi pur, extrait, spores…

Chacun de ces produits est différent et c’est pour cette raison qu’il auront un e composition et des propriétés différentes. Il est vrai qu’il s’agit dans tous les cas de parties d’un même organisme vivant:  le Ganoderma lucidum. Cependant, chaque produit nous vend une partie différente de l’être vivant. Pour cette raison nous ne pouvons pas prendre les même quantité de cahcun d’autres eux ni de la même manière. Pour en savoir plus sur les différences existantes entre ces produits suivez ce lien.

Cela se comprend plus facilement si nous choisissons un exemple plus parlant pour nous: la myrtille. La myrtille, « Vaccinium mirtillus », est une plante poussant dans les bois et donnant des fruits bleutés. Même si tous ces termes contiennent le mot myrtille, ce n’est pas la même chose de consommer un jus de myrtille, qu’un infusion de feuille de myrtille ou qu’un extrait de myrtilles.

Chaque produit a ses avantages et est consommé en différentes quantités. Le jus de myrtilles améliore la perméabilité des vaisseux sanguins (il est de grande aide si vous avez des varisses par exemple). L’infusion de feuilles de myrtilles, elle, s’utilise en cas de diarrhée.  Enfin, l’extrait est consommé pour proteger la vue et améliorer la visión nocturne.

Une fois le type de produit choisi, la quantité è prendre va dépendre d’autres facteurs que nous vous expliquons ci-dessous:

Différentes formules commerciales

Le contenu en substances bioactives contenues dans les différentes formules commerciales de Ganoderma lucidum trouvées sur le marché varient énormement selon le produit.

Ainsi, par exemple, la teneur en antioxydants (polyfénols) des extraits de reishi change énormement en fonction de la partie du champignon utilisée pour son élaboration: mycélium ou carpophore (les champignons en soi). Cette teneur varie entre totalement indétectable dans le cas du mycélium à une teneur s’élevant à 7,82% dans la deuxième cas. La teneur en polysaccharides où l’on trouve les bétaglucanes à l’action immunomodulatrice peut quant à elle varier entre 1,1% et 29,7% respectivement pour les extraits de ces deux produits.

Pour cette raison, si nous achetons un extrait de Ganoderma lucidum il est très important de connaitre quelle partie du champignon a été utilisé dans sa préparation. Nous devrons chercher cette information sur l’étiquette. Si cette dernière n’est pas indiquée nous aurons un grand problème au moment de savoir quelle quantité de produit consommer.

Pour plus d’information sur les différences entre mycélium et champignon cliquez ici

Procéssus d’extraction

Si nous choisissons de consommer un extrait de champignon reishi il faut bien avoir en tête que certains produits communs utilisés pour maximiser le rendement des procéssus d’extraction communs détériorent certaines substances actives comme par exemple les bétaglucanes du reishi, un des composants actifs les plus importants du chapignon.  Nous te l’expliquons ici en détail.

Différentes souches de Ganoderma lucidum.

Dans tous les organismes il existe des variations qui définicent les différentes caractéristiques entre les individus. Nous trouvons ainsi des changement de couleur de cheveux, de taille, de peau… Pour les fruits par exemple nous trouvons plusieurs variétés de pommes avec 5 fois plus de vitamines C que d’autres (par exemple la pomme reinette du bierzo). Pour les champignons, nous trouvons des souches qui produisent jusqu’à 100 fois plus d’antibiotiques que d’autres.

De la même façon, si nous comparons deux reishis présents sur le marché nous trouverons des variations tant sur le plan de la composition des principes actifs que de ses propriétés sur l’organisme. Ceci rend difficile l’évaluation de la quantité de reishi que nous devrons consommmer, mais pas impossible.

Les variations de la composition du reishi a déjà été référencé de manière scientifique plusieurs fois. C’est le cas notament en 2014 lorsque Stojkovi et ses collègues2 ont étudiés deux provenances de reishi: un venant de Serbie et l’autre de Chine. Les chercheurs ont trouvés des changements allant jusqu’à 28% en ce qui concerne la quantité d’antioxudants (mesurés grâce à la méthode du radical DDPH), la différence d’activité sur les bactéries  ainsi que les différentes efficacités sur les cultures celullaires de différentes lignes tumorales (pour 2 des 5 lignes cellulaires étudiées).

Photo de deux reishis purs du marché. Rien que la couleur nous indique qu’il s’agit de produits très différents.

Rien qu’en regardant la provenance du reishi présent sur le marché, on se rend compte qu’il peut provenir de 15 pays différents. Il est donc facile de pressentir qu’il existera une grande variation de quantité des principes actifs entre les différents produits présents sur le marché.

Comment choisir un reishi contenant de haites concentrations de métabolites bioactifs?

Malheureusement, à moins de disposer d’un laboratoire pour comparer les différents produits, comme c’est le cas chez MundoReishi, la seule façon d’être sûr de consommer un reishi efficace sera de choisir un produit testé en clinique, c’est à dire, qui ait été testé sur des personnes et donc l’activité a été démontrée.

Nous pourrions tout de même dissocier les reishi très peu efficaces de part leur couleur, odeur et saveur. Nous vous expliquons un peu plus sur ce sujet dans l’article suivant: trois points clés pour choisir un reishi de bonne qualité.  

Plus d’informations à ce sujet dans notre article: comment choisir un reishi de qualité?

Granulométrie du produit

Si nous souhaitons acheter un reishi pur réel, un factuer très important va déterminer la quantité de reishi que nous devons consommer: la granulométrie de ce dernier. Cela correspond à la taille à laquelle a été trituré le champignon.

Si vous avez eu l’occasion de toucher un champignon reishi, vous aurez noté que sa texture n’a rien à voir avec celle d’autres champignons comestibles. Sa texture similaire au liège et sa tenacité font de lui un champignon qui ne peut pas être consommé directement.  Dans cet article: qu’est ce que le reishi, nous vous montrons certains détails tels que sa forme, texture et recouvrement.

L’impossibilité d’ingérer directement le lingzhi, comme il est appelé en Chine, a fait que tradicionellement en Chine, sa consommation soit faite sous forme d’infusion du champignon. Nous vous expliquons plus bas l’intérêt de ce procédé.

Si malgré les difficultés de consommation du champignon nous avalons un morceau de reishi, nous verons qu’en 20-30h il ressortira presque intact qu’au moment de l’absorption. Ceci est dût au fait que les parois célullaires du champignons sont très résistentes et contiennent de la quitine, cellulose, hemicéllulose… des substances qui ne sont pas attaquées directement par notre système digestif et pour cette raison, ne peuvent pas être optimisée directement.

Au final, plus vous triturez le champignon, plus la poudre sera fine, plus la superficie du champignon sera en contact avec notre système digestif. Nous pourrons donc tirer le plus de profit possible du produit.

L’absorption d’un reishi est directement relationé avec la taille des particules ingérées. Pour cette raison, la quantité de reishi à consommer, pour obtenir les mêmes resultats, dependra du degrés de moulure du produit.

Vous pouvez lire un peu plus sur la garnulation du reishi et son absorption dans cet article. .

Un reishi granulé, ou mal moulu, est pensé pour être consommé sous forme d’infusion: l’eau chaude aidera à extraire ceratines molécules que l’organisme ne sera pas capable d’extraire si ce n’est à l’aide de l’infusion.

La quantité de reishi à consommer lorsqu’il s’agit d’un produit granulé devra être 2 à 4 fois plus elevé que pour un reishi micromoulu. Ainsi, si nous prenons deux grammes par jour de reishi micromoulu nous devrons consommer entre 4 et 8 grammes d’autres produits.

Dans le cas d’un reishi micromoulu, dont la taille de particules est de millesimes de milimètres, toutes les parois cellulaires du champignon sont rompues. Cela permet à nos sucs gastriques d’acceder au contenu situé à l’intérieur de ces cellules, maximisant ainsi l’ataque des enzymes et l’absorption des substances. Son assimilation et son effet sur l’organisme seront donc bien meilleurs. 

Entre les deux (reishi granulé et reishi micromoulu) il existera toute une série de degrès de moulure plus ou moins standards et chacun avec une différente absorption.

Traitement du produit et autres considérations importantes

La dernière chose que nous devons prendre en compte au moment d’établir la quantité de reishi à consommer, et l’une des plus influantes sur le produit final, est le fait que le champignon n’est pas été altéré pendant les procésus de séchage et moulure.

Comme commenté dans un article de notre blog, le reishi se cultive actuellement dans plus de 15 pays. Dans un certain nombre de ces pays, le séchage du champignon se réalise en laminant ce dernier et en l’exposant au soleil. Cela permet de réduire les coûts que pourraient suposer un séchage à la machine ou bien tout simplement par manque d’accès aux technologies de séchage. Ceci se produit dans de nombreuses plantations de Malaysie et d’Inde  La radiation ultraviolette du soleil qui appliqué sur les morceaux de reishi détériore des dizaines de molécules antioxydantes et multiples principes actifs. C’est ce qu’un chimiste appelerait la photodégradation.

D’autres reishis sont disséqués dans un four à des tmepératures moyennes pour accélérer le procéssus, ou sont moulus dans des machines réfrigérées. Ces pratiques sont très destructives.

Le reishi est en fait très délicat. Fan et al.3 ont comparé en 2012 3 types de séchages industriels très corrects. Ils ont trouvé compararon en 2012, des différences allant jusqu’à 30% en ce qui concerne le pouvoir antioxydant de ses polysaccharides entre une forme de séchage et l’autre (mesuré grâce à la méthode du radical DPPH).

Prenez en compte cette règle générale: il faut généralement se méfier des reishis qui ont une odeur toastée ou grillée et/ou possédant des couleurs noirâtres. En effet, ils sont très probablement « brûlés » par un traitement de mauvaise qualité. Nous vous indiquons dans cete article 3 points clé pour différencier un reishi de part son odeur et sa saveur.

Même si, comme exposé antérieurement, il peut être compliqué d’établir une dosification du produit, nous pouvons vous assurer que pour tirer profit de toutes les molécules bioactives du reishi une consommation de la poudre provenant du champignon est bien plus conseillée que de consommer des extraits de reishi. en effet, ces derniers utilisent des techniques d’extraction qui peuvent ne pas concentrer, ou même détruite, les potentielles biomolécules présentes dans le champignon.

Et si je le consomme en infusion?

Ceci est une forme très adecuat de consommation. Néanmoins, la forme optimale de consommation est de prendre le champignon intégrale sous forme de poudre. 

Le reishi est un aliment dont la composition a des molécules très diverses: certaines se dissolvent dans l’eau, d’autres dans l’alcool, d’autre dans l’éther… Même si , depuis des millénaires, ce champignon est consommé sous forme d’infusion , le consommer de cette manière implique que nous ne tirons profit que des molécules solubles dans l’eau. Par contre, si nous le consommons entier, mélangé à d’autres aliments (pendant les repas), l’absorption de substances du champignon sera augmentée. En effet, la graisse des aliments agira comme dissolvent des molécules apolaires (insolubles dans l’eau) comme certains triterpènes et polyphénols d’action biologique.

Thé de Ganoderma lucidum – champignon Ling zhi.

De plus, prendre le champignon entier permettra que nous consommions sa fibre insoluble qui contient une haute concentration de bétaglucanes (voir article sur les bétagliucanes) Ces bétaglucanes insolubles sont capables d’entraîner avec eux des composés carcinogènes de l’intestin et ont un effet un effet prébiotique de la microbiote intestinale. D’autres propriétés intéressantes telle que les propriétés antioxydantes ont également été observées.

Préparer une infusion de reishi est adécuat pour les reishis moulus grossièrement ou laminés puisqu’ils ne sont pas  micromoulus et supportent de hautes températures pour faciliter la solubilité d’une bonne partie des molécules actives. Nous te l’expliquons ici. 

Mais finalement. Quelle quantité de reishi dois-je prendre?

En prenant compte de tout ce que nous avons mentionné dans les précédents paragraphes et en observant des centaines d’études scientifiques nous pourrions considérer de manière empirique que la quantité recommendée (pour la majorité des prduits vendus) correspondrait à 1 à 3 grammes de reishi par jour.

Le reishi devra être pur, micromoulu  et traité de correctement. La consommation devra idéalement âtre répartie sur 3 prises et pendant les repas. Cela permettra tou d’abord de maintenir les molécules bioactives apportées par le champignon pendant toute la journée. D’autre part l’absorption sera favorisée par la consommation d’autres aliments.

Il convient d’ajouter que les quantités indiquées sont pour une personne adulte. De plus, le choix de prendre 1 ou 3 grammes dependra de si nous voulons consommer seulement une source d’antioxydants ou plusieurs. Dans ce dernier cas, 1 gramme suffirait N’hésitez pas à nous contacter en cas de doute à ce sujet. Notre spécialiste vous repondra gratuitement les mercredi par téléphone (en espagnol) de 10h à 14h.

Pour plus d’information, vous pouvez lire: la consommation du reishi: quand, quelle quantité et comment? , ¿Es seguro el consumo de reishi puro?, Dois-je privilégier la consommation de reishi sauvage ou de culture? Toutes ces questions et beaucoup d’autres sur notre blog.

Bibliographie :

1- Bhardwaj, A., et al., Screening of Indian Lingzhi or Reishi Medicinal Mushroom, Ganoderma lucidum (Agaricomycetes): A UPC2-SQD-MS Approach. J Pharmacopuncture, 2016. 18(2): p. 177-89.

2- Stojkovic, D.S., et al., A detailed comparative study between chemical and bioactive properties of Ganoderma lucidum from different origins. Int J Food Sci Nutr, 2014. 65(1): p. 42-7.

3- Fan, L., et al., Effects of drying methods on the antioxidant activities of polysaccharides extracted from Ganoderma lucidum. Carbohydrate Polymers, 2012. 87(2): p. 1849-1854.

4- Semedo, M.C., A. Karmali, and L. Fonseca, A high throughput colorimetric assay of beta-1,3-D-glucans by Congo red dye. J Microbiol Methods, 2015. 109: p. 140-8.